Bio

Gadjo, c’est un terme de la culture des gens du voyage. Ça sonne bien tout de même « les gens du voyage ». C’est poétique, ça invite aux rêves, ça goûte le raki, l’arak, le tipunch ou le koutoukou. Ça tranche avec le mépris dont nos sociétés sédentaires font preuve envers tous les gens qui revendiquent être de partout et de nulle part. (Vous avez remarqué ? On n’a jamais aussi peu parlé des roms que depuis qu’on peut taper sur les migrants.)

Le premier Gadjo du groupe s’appelle Jonathan D. C’est lui qui a commencé le voyage. Avec des textes qui dépeignent la société, ses travers, la difficulté de s’y accomplir, il tente de mener sa barque entre ironie, dérision et amertume. Sans jamais s’éloigner du rivage le plus humain qui soit : l’humour. Guitare à la main, il trouve rapidement un complice qu’il embarque avec lui, c’est Cédo. Il dépoussière une basse qu’on lui avait offerte en cadeau et qui pourra toujours servir de pagaie pour se diriger dans les rapides. Il faut dire que les choses ne traînent pas avec l’arrivée de Gaël qui cultive un goût certain pour les percussions non-conventionnelles et exotiques. Utile pour marquer le tempo de ce qui n’est désormais plus un esquif mais un catamaran que Vincent, guitariste et ami en stage de sédentarisation, prend plaisir à faire voguer toujours plus loin, pour qu’il devienne le fier voilier qu’il est aujourd’hui, et dont les voiles sont désormais gonflées par le souffle de l’harmonica de Robin, passionné de rencontres, de cultures et de musique.

Cinq Gadjos pour vous servir des morceaux aux couleurs variées, en français dans le texte. Avec une vraie envie de s’enrichir les uns les autres et de continuer à remplir vos oreilles de plaisir tout au long de cette aventure. Parce que ce qui compte ce n’est pas la destination, mais le chemin.

Album  » Révolutionnaire » enregistré le 18 novembre 2016 au Nautilys.